a - l'émancipation des femmes durant "les années folles" :

Les années vingt surnommée « les années folles » sont le théâtre d'une véritable révolution socioculturelle. En effet, après ces cinq longues années de guerre impliquant les citoyens soumis à la censure et l'austérité économique, « la der des der » finalement terminé, entraînera en France une période marqué par une aspiration nouvelle à la liberté et la joie de vivre.
La première guerre mondiale (1914-1918) fut une influence considérable sur la mode. En effet, l'absence des hommes envoyés au front modifie le rôle, la place et la responsabilité des femmes dans la société. Aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les femmes ont répondu massivement aux besoins de la guerre et ont remplacé ainsi leurs hommes.


A la paix retrouvée, elles deviendront indépendantes des maris ou du père, notamment en les obligeant à ranger par soucis d'efficacité, leurs robes longues et corsets au profit des jupes dénudant les mollets. En outre, à la mer certaines femmes osent même le deux pièces pour leur costume de bain. Par conséquent, la silhouette féminine change durant les années folles. Les femmes « grandissent » en portant des vêtements souples avec des poitrines qui s'effacent mettant fin à des siècles de probité. En effet, ce look était à l'opposé de la femme sage et distinguée des années 1900-1910. Cette nouvelle silhouette, plus adaptée aux taches à effectuer, sera vite appréciée et adoptée. De plus, c'est notamment à cette époque que l'art du maquillage se popularise contribuant ainsi à l'apparition du de la « Garçonne » en 1926. Ce dernier s'illustre par l'ambiguïté des sexes, sa silhouette androgyne, ses cheveux courts plaqués en arrières, ses robes coupées droit au dessus des genoux, la suppression des vêtements superflus et les bas de coton noirs laissés au profit des bas de soie rose. Femme libérée, elles brandissent des fumes cigarettes et exposent leurs membres tout en dansant sans restriction dans les clubs de jazz. L'enseignement secondaire des jeunes filles établi début 1880 contribue aussi à l'émancipation féminine de cette époque.

La femme des années vingt recherche avant tout la minceur. On retrouve des vêtements tel que le corsage qui sublime une taille de guêpe et un décolleté. Les robes étaient relativement faciles à faire à la maison permettant ainsi aux femmes de la e moyenne de se fondre parmi l'élite. La robe de « nuisette » était également populaire. Ensuite, due à la disparition de la taille et du buste sur les vêtements, une silhouette filiforme et longiligne était donc préférable. Par ailleurs, les femmes portent des vestes et des pantalons larges taille haute, des jupes de plus en plus courtes par rapport aux standards habituels avec des femmes ultra féminines. De plus, le teint halé se fait à la mode. Les femmes osent colorer un peu leur visage pour avoir meilleur mine. Ainsi, le aristocratique est banni des mentalités. Côté accessoires, la femme s'embellit par l'octroi d'articles nouveaux : cravate, chapeau melon, cannes, gants, sautoirs, serres tête, ruban, dentelle, bijoux en plume, paillette, strasse... De plus, les talons étaient au début des années vingt courts et le boue pointu mais celles-ci finissent par s'arrondir. Les « Mary Jeanne » furent notamment très populaire durant cette période faste.


Concernant les créateurs, la couturière la plus vogue du moment se nomme Coco Chanel. Elle permit de définir la silhouette de cette époque. Son but était de miser sur l'élégance et la sophistication et non sur la richesse et le statut social. En l'occurrence, elle participa à l'introduction du de la « Garçonne ». La créatrice utilisera le noir, le bleu marine, le blanc et le crème pour créer ses vêtements d'où la célèbre « petite robe noire » en 1926. Mais aussi d'autres créateurs furent admirés comme Rochas et Lanvin.
illustration des " années folles "
A la fin de la première guerre mondiale, les femmes ont un rôle important dans la guerre industrielle en devenant « mutionnettes ». Elles assument aussi l'éducation des enfants, le soin des invalides de guerre du retour du front. Elles sont marraines de guerre, cuisinières au front. Dans les fermes elles accomplissent les travaux agricoles. Dans une France exsangue ou sur dix hommes partis au combat, deux sont morts et quatre sont devenus invalides, la jeunesse est chargée de reconstruire et s'empresse d'édifier une société nouvelle. Fêtes et bals sont organisés souvent au profit des éclopés et des veuves de guerre. Concernant les femmes elles acquièrent une liberté dans les faits les plus grands. Les « mutionnettes » deviennent des « suffragettes » militant pour le droit des femmes. Après la guerre, les femmes désirent leur indépendance d'où la mode « Garçonne ». Côté mode, la silhouette des femmes se métamorphose et la mode des années vingt est symbolisée par Coco Chanel. Les années folles c'est aussi les temps modernes avec l'apparition des nouvelles techniques de communication. Cependant, les années folles n'auront rien d'une révolution radicale des mœurs. La natalité se redresse trop faiblement à cause des nombreux soldats morts aux combats. L'inflation ne cesse d'augmenter par le biais des commerçants et artisans ayant besoin d'argent pour se reconstruire. Par exemple, le pain est passé de 0.20F le kilo en 1914 à 1.75F le kilo en 1921. Par conséquent, les salariés protestent contre la vie chère. Grèves et révoltes ouvrières secouent les entreprises Françaises. De plus, la crise de 1919 débutant aux États-Unis avec ses conséquences sociales, politiques et économiques mettra un terme à l'euphorie.

« La mode est dans l'air, c'est le vent qui l'apporte, on la pressent, on la respire, elles est au ciel et sur le macadam, elle est partout, elle tient aux idées, aux mœurs, aux événements... » Coco Chanel
b- L'émancipation des femmes durant les années trente :
Si les années vingt furent propice à l'épanouissement culturel en Europe et en Amérique, l'entre de guerre n'est pas l'occasion du développement d'une importante culture populaire. Les années trente seront donc fortement marquées par le krach boursier de 1929 de Wall Street. Ce krach touche de nombreux secteurs. Il en est fini des tenus frivoles et des cheveux à la garçonne. La mode des années trente marque le retour au icisme de l'avant-guerre ou les tenues étaient plus conservatrices et plus conventionnelles. La mode se fait épurée, simple et pratique.
Confrontée à une profonde crise économique au lendemain de la première guerre mondiale (1914-1918), l'Europe est entrée dans une phase de croissance vers 1925-1926. La France, grâce aux investissements étrangers, connut alors une hausse rapide de sa production industrielle.
Les années trente sont dominées par deux s vestimentaires. Le modernisme illustré par Gabrielle Chanel et le surréalisme par Elsa Schiaparelli connue pour l'originalité et la féminité de ses vêtements. Mais aussi par l'usage du zip qui auparavant n'était utilisé que sur les chaussures et les vestes.
Les années trente annoncent le retour du glamour. Mettre en valeur les courbes de la femme devait-être le but de cette période. Par conséquent, les vêtements accentuaient la taille. Les tenues de soirées s'inspirés directement des stars de cinéma. De plus, le bas du dos était légèrement exposé de façon sophistiqué laissant ainsi entrevoir la chute des reins. De plus, dès 1936 les premiers congés payer vont faire évoluer la mode des années trente. Les femmes sont à la recherche de tenues décontractées.


La mode permet tout aussi bien de s'émanciper mais aussi à s'identifier au sein d'une société par sa culture, éventuellement différente.